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18 avril 2019

L'éclairage - quel incidence sur notre quotidien?

Photo by Narain Jashanmal on Unsplash

Les effets de la lumière peuvent affecter notre humeur et notre état d’esprit. Des études ont montré que la lumière naturelle avait un impact positif sur l’humeur, la santé et l’attitude. Et prendre en compte l’éclairage d’une pièce peut aussi soutenir les capacités d’apprentissage.

La lumière est une stimulation visuelle. Son intensité, sa couleur, son contraste, son orientation, son type influencent la perception de notre environnement.  Et chaque personne interprète ses caractéristiques avec sa propre sensibilité. Vous avez peut-être déjà été assujetti à des migraines par une lumière trop forte, ou avez eu du mal à garder votre concentration sur l’interlocuteur du fait de la chemise qu’il portait.

Sensibilité visuelle et son impact

Pour les personnes affectées par un trouble du processus sensoriel, la sensibilité visuelle est une expérience assez ordinaire. Elle est parfois à l’origine des crises émotionnelles qui perturbent le quotidien, par la surcharge sensorielle qu’elle crée.

Les personnes autistes et les personnes avec un TDAH sont enclins aux troubles du processus sensoriel et donc enclin à des difficultés à traiter les informations sensorielles qui proviennent de leur environnement, dont les stimulations visuelles. Certaines personnes qui ont souffert d’un traumatisme crânien reportent aussi comment le type de lumière, l’effet visuel, son intensité interfèrent avec leur capacité à interpréter l’information visuelle.

Limitez l’impact des lumières fluorescentes

Pourtant, les environnements publics intègrent encore peu l’influence de la lumière sur notre fonctionnement, notre participation et notre interaction. Les lieux de travail et les classes sont souvent équipés de lumières fluorescentes. En présence d’une sensibilité lumineuse, ces lumières sont stroboscopiques, donc fatigantes, dérangeantes, voire douloureuses et limitent les capacités de concentration. Limitez l’impact des lumières fluorescentes. Une solution peut être alors de voiler les plafonniers à l’aide d’un tissu qui diffuse la lumière mais ne la bloque pas.

Privilégiez les lumières naturelles et veillez à l’orientation du poste de travail

Pour les personnes avec une hypersensibilité visuelle, la lumière naturelle est moins agressive. Considérez le placement du bureau, plus proche de la fenêtre. Mais attention aux  effets possibles de contrejour sur le travail à faire, sur les informations exposées (ex : tableau ou ordinateur). Ainsi vous limiterez la fatigue oculaire et les conséquences émotionnelles de conditions environnementales épuisantes, et optimiserez les capacités de perception visuelle nécessaire pour une bonne attention ainsi que les apprentissages.

 

Signes à observer d’une difficulté liée à l’éclairage

Certaines réactions peuvent indiquer que l’environnement lumineux est difficile à traiter :

  • plisser les yeux, détourner le regard, éviter certaines pièces
  • agitation, irritabilité ou fatigue rapide dans certains lieux
  • difficulté à se concentrer dans des espaces “très éclairés”
  • recherche de zones plus sombres ou d’ombre (gade les rideaux tirés, les volets fermés)
  • maux de tête ou fatigue visuelle en fin de journée
  • comportement d’évitement sans explication apparente

👉 Ces signes ne sont pas des “réactions excessives”, mais souvent des tentatives d’adaptation du système sensoriel.

 

💡 Adaptations simples du quotidien

Quelques ajustements peuvent déjà réduire fortement la charge sensorielle :

  • privilégier une lumière naturelle douce quand c’est possible
  • éviter les éclairages très blancs ou fluorescents prolongés
  • utiliser des lampes plutôt que l’éclairage général au plafond
  • varier les sources de lumière dans une pièce (éviter une lumière unique et forte)
  • réduire les contrastes trop marqués entre zones très lumineuses et zones sombres

👉 L’objectif n’est pas de “tout assombrir”, mais de rendre la lumière plus prévisible et moins agressive.

 

🧩 Ajustements plus fins selon les situations

Dans certains contextes, des adaptations supplémentaires peuvent être utiles :

  • à l’école ou au travail :
    • se placer loin des néons ou fenêtres très lumineuses
    • proposer un espace de retrait visuel
  • sur écrans :
    • réduire la luminosité
    • activer des filtres de lumière chaude (ex d’app gratuites: Flux, Iristech)
    • limiter les contrastes trop forts
  • dans les environnements très stimulants (magasins, lieux publics) :
    • prévoir des temps courts d’exposition
    • alterner avec des moments de récupération sensorielle

👉 L’enjeu est toujours le même : éviter la surcharge et permettre la récupération du système visuel.

 

💡 À retenir

L’éclairage ne se limite pas à une question de confort visuel.
Il influence directement la capacité à être présent, à se concentrer et à réguler son état interne.

Un environnement lumineux ajusté ne “réduit pas les capacités”,
il permet au contraire un meilleur accès aux ressources attentionnelles et émotionnelles.

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